1974

Jeune journaliste au Yorkshire Evening Post, Edward Dunford, correspondant pour les affaires criminelles dans le Nord, s'est fait connaître avec une série d'articles sur un assassin surnommé le Dératiseur.
Aussi lorsqu'on annonce la disparition de Clare Kemplay, une fillette d'une dizaine d'année qui n'est pas rentrée de l'école, tout naturellement, Edward hérite du dossier.

Mais à peine a-t-il publié un article qu'il s'en trouve dessaisi au profit de son confrère Jack Whitehead, qui a davantage de métier et surtout ne s'avise pas, comme son jeune confrère, de faire remarquer au responsable de la police qu'il y a eu d'autres cas non résolus de fillettes disparues.

Parallèlement, un collègue d'Edward, Barry Gannon, enquête sur des magouilles du secteur immobilier.
Celui-ci meurt dans un accident routier et Edward hérite de ce dossier secret.
Il va reprendre le flambeau pour tenter de découvrir la vérité.

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Cet excellent roman noir m'a laissée sans voix...
Je me contenterai donc de vous laisser ici la critique que Michel Abescat avait écrit dans Télérama à l'époque de sa sortie...

"La première page vous explose à la figure.
1974, singulier premier roman de David Peace, éblouit par sa puissance, ses dialogues au cutter, sa noirceur radicale.
L'auteur entreprend le portrait d'un monde abandonné des dieux, dans ce premier volet d'une série de quatre romans.
Ce Red Riding Quartet rappelle évidemment le fameux Quatuor de Los Angeles de James Ellroy.
Et soutient la comparaison.
Mais le trajet du héros de 1974, un jeune journaliste écorché vif, évoque également les personnages du Britannique Robin Cook, ressassant jusqu'au vertige leurs propres ténèbres, explorant le Mal dans ses manifestations les plus absolues, poursuivant une quête brûlante de la vérité, quel qu'en soit le prix à payer.

Le livre refermé, reste pour le lecteur une sacrée gueule de bois.
Et, contre toute attente, la musique persistante d'un requiem bouleversant d'humanité et de compassion.

Eblouissant..."

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